Et voilà, ça me titillait, je n'ai pu m'empêcher de m'inscrire à un autre cours. Il s'agit d'art et plus exactement d'art "autochtone" c'est un cours réalisé par l'université du Québec.
Il est dispensé depuis l'année dernière et se poursuit jusqu'en décembre 2023.
J'ai donc un accès immédiat aux cours qui comprend 7 modules.
Le premier est bien sûr, une introduction
Module 1 et ce que j'en retiens.
Je m'aperçois d'abord qu'il y a un préambule à l'introduction.
C'est Sedalia Kawennotas Fazio qui nous accueille dans ce cours. Elle représente son peuple, natif de la région de Montréal, territoire appelé "Tiohtiá:ke"
Puis c'est le profeseur d'histoire de l'art J P Uzel qui présente le cours qui s'appuie sur des oeuvres contemporaines, de 1960 à nos jours, tirées des collections autochtones du musée d'art de Montréal, réalisés par les populations autochtones de la région. Il propose parallèlement un survol de 5 siècles d'histoire de celles-ci et de leur confrontation avec les populations européennes, les colons ; enfin il nous indique que les oeuvres seront parfois présentées par les artistes eux-mêmes, à l'intérieur de salles d'expo mais aussi à l'extérieur, dans leur propre environnement.
Puis la parole est donnée à la conservatrice en chef du musée d'art de Montréal qui donne un bref historique des collections.
Et puis à un "autochtone" Guy Sioui Durand, sociologue etc. qui présente plus précisément le mooc.
Je viens d'apprendre que le Canada compte 5% d'autochtones, ce n'est pas beaucoup mais suffisant pour que ça compte et proclamer que non, ils n'ont pas disparu, n'empêche qu'il
Et l'on nous entraîne sur l'identification des 6 territoires canadiens, le territoire inuit, qui est le peuple de la région arctique et les 5 territoires des premières nation : peuples de la région subarctique, peuples du saumon, peuples de l'aigle, peuples du bison, peuples des régions boisées qui correspond à peu près au Québec.
On parle à chaque fois de peuples au pluriel car chaque territoire regroupait plusieurs "peuples" jusqu'aux Inuit de la région arctique qui regroupe 9 peuples en ce qui concerne le Canada.
J'apprends que l'année 2019 vit la reconnaissance des langues autochtones par l'UNESCO
Au Canada "on dénombre 70 langues autochtones dont une quarantaine sont parlées par au moins 500 personnes.
Il y a aujourd'hui revitalisation de ces langues parfois étudiées par les jeune générations, en seconde langue.
Sioui Durand parle du Mohawk
Alanis Obomsawin réalisa en 2019, un film en langue mohawk, elle dit sa joie à l'écoute de sa langue, joie partagée par les spectateurs autochtones ou non
Anna Claus, artiste et commissaire et prof de fac, parle de son apprentissage de la langue Mohawk. Je n'ai pas bien compris mais je crois qu'elle a quelque origine autochtone. Elle apprend aussi par goût et aussi pour des raisons d'utilité semble-t-il. Cela a l'air difficile mais elle persévère.
Des documents joints :
J'ai un peu poursuivi le cours hier soir, à la maison.
Ce que j'en retiens : un approche holiste du monde puisque tout est lié, notion de "kinship"
La non-linéarité du temps. Le passé étant inclus dans le présent, le futur couvant là. (ça c'est moi qui interprète)
D'un point de vue politique, l'on s'aperçoit que rien n'est tout à fait résolu entre autochtones et métis d'un côté et tous les autres d'origine occidentale pour la plupart.
J'en suis toujours au module un, fin de la 4e partie.
Présentation d'une artiste et de son oeuvre utilisant souvent des matériaux naturels : Hanna Claus.
Je constate que son art est finalement très conceptuel,
Deux liens intéressants
- https://www.un.org/development/desa/indigenouspeoples/wp-content/uploads/sites/19/2018/11/UNDRIP_F_web.pdf
celui-ci renvoie à un docu déjà lu mais qui est important La déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones
"Une exposition virtuelle sur l'Art rupestre au Canada" où l'on peut explorer 5 grands territoires.
Dans le dernier chapitre du module "Inverser les regards" où il est reproché aux occidentaux d'avoir divisé l'art autochtone en pur et impur, pures les oeuvres anciennes, impures les oeuvres contemporaines utilisant divers principes et techniques.
La culture occidentale est regardée par les autochtones qui se l'approprient volontairement dans un acte critique. (c'est moi qui dit ça donc interprétation à nier peut-être)
On y parle d'artistes contemporains, par ex de Carl Beam On finit ce module par l'exploration de l'oeuvre de Beam, intitulée Flux, qui est considérée comme une oeuvre phare, c'est un genre de collage où sont juxtaposés :
- une copie du portrait de Christophe Colomb, peint par l'artiste de la Renaissance italienne Sebastiano del Piombo (symbole de la dépossession du territoire)
- la copie de la Crucifixion de Mantegna, même époque (on apprend en passant que Beam fut "interné" de 10 à 18 ans dans un pensionnat religieux réservé aux indiens. (symbole de l'évangélisation forcée)
- copie d'une chronophotographie décomposant la course d'un élan (aujourd'hui en voie de disparition, c'est un symbole de dépossession du vivant)
- copie d'une planche anatomique du corbeau liant toutes les images et renforçant leur signifiant
Le lien vers l'oeuvre Flux de Carl Beam et les commentaires
https://ii.uqam.ca/images_interactives/flux/
J'ai ensuite fait le quizz, une seule erreur vite corrigée mais il n'a plus de valeur, la date limite était antérieure à mon inscriptionµ. dommage.
Fait le module 2, les jours suivant. J'ai retenu l'inversion de la perspective, les autochtones regardent les Européens d'un oeil critique alors que jusqu'à présent on s'attardait sur les documents autochtones perçus par le peuple dominant européen.
Démonstration grâce à une oeuvre de Kent Monkman décrivant un massacre de castors avec un certain humour cynique, incluant un large référentiel.
Puis les échanges entre peuples sont témoignés par une petite boîte artisanale liant les techniques autochtones maniant les matériaux naturels et l'iconographie européenne, ici les motifs des broderies des Soeurs Ursulines.
De nombreux documents font référence aux difficultés sociales et politiques des autochtones à faire valoir territoire et culture. Des récits énumèrent les nombreux abus commis par les conquérants européens, les différentes révoltes.
Je note aussi l'existence des "Métis" unité ethnique dont je ne connaissais pas du tout l'existence. Ces "Métis" étant la conséquence des premiers métissages entre populations autochtones et migrants français et écossais, souvent des trappeurs ou des personnes faisant le commerce des peaux et fourrures. Les traits culturels dominants de ce groupe paraissent être la musique violoneuse et la danse, gigue particulièrement. J'en ai profité pour regarder quelques vidéos détente sur ce thème.
Ce sont les Métis qui semblent s'être révoltés le plus durement contre le pouvoir dominant. Mais je n'ai pas lu tous les épisodes historiques concernant la lutte autochtone pour la reconnaissance de leurs droits donc je me trompe peut-être.
J'en suis arrivée à la conclusion du module 2, universitaire et muséologue. Son discours porte l'accent sur la lecture d'une oeuvre d'art et en quoi un oeil attentif peut y discerner des moments d'histoire.
Reprise le mardi 5 septembre
On reprend les données historiques. La date de 1812 marquant de grands changements pour les populations autochtones.
Avant cette date, il y a souvent collaboration entre autochtones et nouveaux venus qui n'auraient probablement pas pu survivre sans leur soutien.
Avant 1812 collaborations et guerres, notamment contre les Iroquois.
Divers traités sont signés. Je retiens aussi qu'avant l'intervention des Européens, existaient une organisation politique assez "démocratique" chez les autochtones gouvernés par des conseils régis par des hommes de plus de 30 ans.
Objets manifestes : la ceinture wampun à deux rangs qui permet de dessiner certains traités, la couverture à 4 points HBC (cie de la Baie d'Hudson), outil commercial mais aussi vecteur de la variole qui devait décimer une partie des populations autochtones. Ces couvertures d'abord fabriquées en France sont ensuite fabriquées par l'Angleterre, à moindre coût.
J'ai fait le tour des liens, retenu l'impact des épidémies, dont on soupçonne que certaines ont été répandues volontairement par les nouveaux occupants. Puis l'effort fait par les autorités pour éradiquer la culture des 5 Nations, étrécir leur territoire, bref effectuer une tentative de génocide...
Un lien intéressant https://www.aci-iac.ca/fr/livres-dart
une grande collection de livres d'art consultable en ligne
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C'est aujourd'hui le vendredi 8 septembre, je reprends le mooc, module 3
L'oeuvre phare présentée est un montage photographique de Méryl McMaster, intitulée Ancestral.
Son site que je viens d'ouvrir :http://merylmcmaster.com/
Ancestral regroupe en fait toute une collection, l'oeuvre abordée ici, pleut-être la plus marquante ou tout au moins la plus signifiante avec cette main qui vient fermer la bouche, est Ancestral 14, 13 autres oeuvres la précèdent, 8 autres la suivent dont deux intitulées également Ancestral (15 et 16) les autres prenant le nom d'animaux : buffle, aigle, faon, cheval, hibou, puma (animaux totem, je suppose).
Il s'agit d'impressions chronogéniques numériques dont l'artiste explique la technique de projection qu'elle a suivi à partir de son propre corps et de portraits de son père. Son père, Gérald McMaster est lui-même artiste et professeur d'art, expert en culture visuelle d'art autochtone etc
On peut voir que Méryl utilise énormément son corps et son visage dans la plupart de ses réalisations.
Voici ce que dit sa bio
"Meryl McMaster est une artiste canadienne d'ascendance nêhiyaw (Crie des plaines), métisse, britannique et néerlandaise. Sa pratique basée sur l'objectif intègre la production de matériaux artisanaux et de performances formant une synergie qui transporte le spectateur hors de l'ordinaire et dans un espace de contemplation et d'introspection. Elle explore le soi en relation avec la terre, le lignage, l'histoire, la culture et le monde plus qu'humain."
En faisant le tour de ses oeuvres, on s'aperçoit qu'elle utilise différentes techniques autour de la photographie numérique.
Une recherche d'identité individuelle et collective et la lutte contre la disparition d'une culture multiple et à travers elle, peut-être la disparition de la nature elle-même
Deux entretiens vidéos : le premier parle des techniques de projection utilisées pour Ancestral 14, et des difficultés pour les mettre en place. Le second parle de sa lutte contre les stéréotypes sur les autochtones, lesquels l'ont particulièrement blessée lorsqu'elle était enfant. Toute son oeuvre est une recherche de la vérité qui se cache derrière ces clichés.
Dans un 3e entretien, alors que l'on explore l'oeuvre Ancestral 14, Meryl McMaster indique qu'elle a utilisée des séries de clichés documentaires de 3 photographes américains, Will Soule, George Catlin, qui avaient tenté de décrire les traditions des autochtones avant que ceux-ci ne disparaissent. Elle explique comme les données sont truquées, par exemple, perruques alors que les indigènes tentaient de s'adapter aux nouvelles donnes en se coupant les cheveux. Les messages divulgués par ces clichés sont faux, affirme-t-elle ; elle va donc les combiner afin de dénoncer les faits et de leur rendre leur authenticité.
Le Mooc nous renvoie à des documents du Smithsonian learning lab . Je m'y suis inscrite à toutes fins utiles mais je remets la lecture des modes d'emploi à plus tard.
Mardi 12 septembre
J'ai dû mettre les moocs en parenthèses, trop de choses à faire que je ne parviens pas à réaliser.
Je viens de reprendre un peu ce mooc.
Après la présentation de l'oeuvre phare nommée plus haut, j'en arrive aux représentations des autochtones au XIXe siècle qui marque les débuts de la photographie. La spécialiste, Hélène Samson nous indique que l'on parle ici de la photographie avant l'apparition de Kodak qui démocratise le procédé.
Peu de photos d'autochtones parmi la masse de photos de l'époque. Les choses se compliquent quand on sait qu'il était tendance chez les Canadiens d'origine européenne, de revêtir des vêtements et coiffes autochtones.
Représentation photographiques beaucoup plus authentiques lors d'explorations des territoires, particulièrement pour la construction de chemin de fer mais aussi lors de promenades individuelles, comme les photos de qui, en tant que chasseur et pêcheur découvrait la forêt québecquoise.
Bon, j'ai poursuivi peu à peu ces dernières semaines, j'avoue que ce n'est pas prenant même si c'est très bien documenté et que les liens culturels sont passionnants. Mais il faut disposer de beaucoup de temps pour explorer ces données...
J'ai repris le module 3 qu'en fait j'avais fini, module sur les représentations, représentation de soi-même, de son appartenance, mêli mêlo de vérité et d'imaginaire dominé par les stéréotypes mis en place aussi bien par le colon européen que par l'autochtone lui-même.
Je démarre le module 4, pas fait au 29 déc 2023
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